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Firefox : aider et être aidé

gi hero l10n L’assistance de Firefox et autres logiciels de Mozilla repose en très grande partie sur des bénévoles de la communauté. Selon vos compétences, vous pouvez participer en anglais et en français à SUMO, l’assistance officielle, en rédigeant ou traduisant des tutoriels, ou en répondant aux questionneurs. Vous pouvez aussi répondre sur les réseaux sociaux et notre forum francophone.

Les liens pour aider ou être aidé :

Les articles d’assistance

Assistance de MozillaL’aide officielle de Mozilla ce sont d’abord des tutoriels expliquant les fonctionnalités des logiciels de Mozilla dont Firefox ou répondant à des problèmes courants. Les articles rédigés par des bénévoles avec l’assistance d’employés Mozilla sont traduits en de nombreuses langues, dont le français, par des bénévoles également.

Si vous avez un bon niveau de langue en français et en anglais, vous pouvez vous joindre à notre petite équipe de localisation.

Si vous avez des questions, mêmes élémentaires, vous pouvez contacter des Mozilliens francophones sur le canal IRC #l10n-fr.

Réponses aux questions : forums et réseaux sociaux

Les réseaux sociaux sont incontournables et ont souvent pris le pas sur les forums dans les réflexes des utilisateurs pour demander de l’aide à Mozilla ou se plaindre d’un problème avec Firefox.

Forums

gi hero questionsIl persiste cependant beaucoup de questions sur les forums et votre aide pour y répondre serait grandement appréciée.

Si vous parlez anglais, vous pouvez répondre sur les forums anglophones de SUMO.

Si vous parlez français, vous pouvez aider nos sympathiques contributeurs à Geckozone, nos forums d’entraide commentaires.

Vous pouvez prendre en charge une ou plusieurs questions, à votre rythme et selon vos compétences. Même quelques contributions occasionnelles seront appréciées.

Si vous posez des questions, merci de suivre ces recommandations :

Si vous souhaitez être pris en main personnellement par un Mozillien, posez sur le forum dédié très précisément votre question. Indiquez la version de votre système d’exploitation et ce que vous avez vainement entrepris pour résoudre votre problème. Soyez patient·e. La réponse apportée à votre problème pourra aider de futurs internautes. Il vous est donc conseillé de rechercher dans les sujets du forum si votre problème n’a pas déjà été résolu avant de poster votre question sur le forum.

Réseaux sociaux

Stats de Firefox en français sur TwitterLes questions sur les réseaux sociaux arrivent dans toutes les langues et à toute heure. Les questions sont posées ou les problèmes évoqués bien souvent sans mentionner de compte géré par Mozilla ou des membres de la communauté.

Mozilla a un outil pour collecter ce genre de messages de réseaux sociaux. L’équipe de SUMO de Mozilla est à la recherche de contributeurs, notamment en français. Faites-vous connaître, nous pouvons vous accompagner si vous préférez.

Nous avons aussi des questions qui nous sont directement posées ou qui mentionnent nos comptes. Signalez-vous si vous êtes volontaire pour répondre aux questions d’assistance qui y sont postées et ainsi améliorer notre réactivité. Avec de petites contributions, vous pouvez faire la différence.

La communauté pilote les comptes Twitter :

… le compte Facebook frmozilla et le compte Mastodon @Mozilla@mamot.fr.

NB : le compte Twitter @MozillaZineFr publie l’actualité du projet Mozilla en français.

Question à @firefox_FR et réponse d'assistance


Voilà des opportunités de contributions qui sont à la portée de beaucoup et facilement accessibles pour débuter dans la communauté (ou pour faire autre chose). Le résultat est immédiat et fait avancer notre projet libre.

Aidez-nous à donner une voix au Web !

speech icon La voix comme nouvelle porte d’entrée du Web fait partie des technologies émergentes qui occupent Mozilla actuellement.

Lors de sa tournée, l’équipe de recherche sur les Assistants vocaux de Mozilla s’arrêtera à Paris du 3 au 6 juillet, pour explorer la confiance dans ces technologies et leur adoption.

Cette équipe est intéressée par la façon dont vous ou votre famille utilisez les assistants vocaux ou écoutez du contenu comme Pocket et des podcasts.

Elle est intéressée par la façon dont vous utilisez une interface utilisateur vocale (dont les assistants vocaux, bien qu’aucune utilisation préalable d’un assistant vocal ne soit requise). Elle aimerait savoir comment cette porte d’entrée sur le Web pourrait améliorer votre expérience en ligne.

Durant son séjour, l’équipe mènera une série d’entrevues à domicile et de séances de conception participatives chez Mozilla Paris.

Pour des raisons d’organisation, les membres de la petite équipe cherchent dans Paris et la proche banlieue.

panda

L’équipe est à la recherche de profils non techniciens. En revanche, si vous êtes technicien·ne ou membre de la communauté Mozilla, elle vous serait très reconnaissante de faire circuler l’information parmi vos connaissances, famille et amis.

megaphone

Les personnes intéressées à participer aux interviews à domicile (2 heures) ou à des sessions de conception participative (1 heure et demie) sont invitées à remplir le formulaire de candidature. Après quelques questions faciles, il vous sera proposé différentes tranches horaires.

Bien sûr, vos informations seront traitées avec la plus grande discrétion, comme indiqué dans notre politique de confidentialité. Toutes vos informations seront effacées si vous ne pouvez pas participer.


Alors si vous ou vos connaissances souhaitez aider Mozilla à mieux comprendre l’interaction avec les systèmes informatiques grâce à la voix, faites-vous connaître.


@hellosct1 et Mozinet

Crédit illustrations : CC0 via Pixabay – mcmurryjulie, janeb13 et Maklay62

Venez traduire avec nous 11 extensions populaires

Campagne de localisation de modules (Add-ons Localization Campaign)Hier a débuté une nouvelle campagne de Mozilla pour traduire – chez Mozilla on dit localiser pour insister sur l’adaptation au contexte local – les extensions pour Firefox les plus populaires.

La localisation est un effort fondamental pour le projet Mozilla qui promeut l’accessibilité à l’internet comme ressource mondiale. Depuis l’origine, les logiciels de Mozilla sont traduits avec l’aide opérationnelle des communautés locales. Aujourd’hui, Firefox est disponible en 98 langues. Le site mozilla.org, l’assistance officielle ou encore la documentation pour développeurs MDN web docs sont aussi traduits par les communautés locales.

Récemment, Mozilla a ajouté cet engagement à son Manifeste :

Nous nous engageons en faveur d’un Internet inclusif pour tous les peuples de la planète : un environnement dans lequel les caractéristiques démographiques ne nuisent pas à l’accès, aux possibilités offertes ou à la qualité de l’expérience en ligne.

Les extensions ont été un atout fondamental dans le succès de Firefox.

Pour ces 2 semaines de la fin juin, un appel est lancé aux localisateurs des 11 langues les plus populaires de Firefox pour traduire et valider les traductions de 11 extensions. Le français fait partie des langues retenues.

La charge de travail représente moins de 1 000 chaînes de caractères à traduire, une à une.

Dans l’outil proposé, n’importe quel Mozillien ou Mozillienne pourra suggérer de nouvelles traductions et voter pour ou contre les suggestions.

Outil Crowdin pour la traduction dans l'Add-ons Localization Campaign

Une fois l’extension localisée, les Mozilliens et Mozilliennes seront appelés à tester les modules dans leur langue avant leur lancement.

Cette campagne permettra d’améliorer l’attrait de Firefox dans chaque langue et de promouvoir l’intérêt de la localisation des extensions auprès de leur auteur, de Mozilla et des communautés locales.

La première phase du sprint de localisation vient d’être lancée. Vous pouvez traduire les 11 extensions et relire les suggestions de traduction de :

  • AdBlock for Firefox
  • 1-Click YouTube Video Download
  • Greasemonkey
  • Download Flash and Video
  • NoScript Security Suite
  • signTextJS plus
  • To Google Translate
  • Pinterest Save Button
  • New tab override
  • HTTPS Everywhere
  • Stylish

Vous pouvez retrouver ces extensions dans cette collection.

La description sur AMO est aussi à traduire.

Les critères du choix ont été la popularité (> 0,5 % des utilisateurs) dans au moins 3 des langues retenues, avec une licence open source et dont l’auteur a répondu et bien voulu inclure les chaînes de caractères dans la fenêtre temporelle de la campagne.

Pour discuter localisation, nous avons un canal francophone sur IRC : #l10n-fr

Pour vous aider, sachez que Mozilla fr dispose aussi d’un guide linguistique pour la traduction.


Alors, on se lance ? Sachez qu’une récente étude a montré que les utilisateurs qui découvrent les extensions montrent une augmentation d’environ 10 % de l’engagement avec le navigateur. Vous pouvez avec nous faire la différence sans un long apprentissage de l’outil ou de procédures internes.

En savoir plus

Sur Discourse :


Mozinet

Notre précédent sprint : Sprintez pour Firefox pour Android du 4 au 9 juin

URGENT : droit d’auteur en Europe

Par l’intermédiaire de la réglementation du droit d’auteur, les ayants droit essaient de faire passer des législations qui ont pour objet ou pour effet de fragiliser nos libertés. Cette fois, c’est devant le Parlement européen qu’une dangereuse manche va se jouer et dont pourraient dépendre la créativité et nos libertés sur Internet. Avec Mozilla, faites passer le message à nos eurodéputés :

URGENT : les législateurs européens vont voter la nouvelle réglementation sur le droit d’auteur dans à peine une semaine.

Pouvez-vous appeler un député européen pour nous aider à sauver la créativité et la liberté sur Internet en Europe ?

Appeler un député

Bonjour,

Dans tout juste une semaine, la nouvelle législation européenne sur le droit d’auteur pourrait porter un coup fatal à la créativité et à la liberté sur Internet.

La très influente commission des affaires juridiques (JURI) du Parlement européen s’apprête à décider quels amendements devraient être adoptés.

Si les amendements les plus dangereux sont adoptés, tout ce que vous envoyez sur Internet pourrait être filtré ou même bloqué. Et cela ne concerne pas uniquement le contenu commercial. Certaines propositions sont tellement vastes que même les photos que vous envoyez à vos proches seraient concernées.

La publication de liens et l’accès aux informations en ligne sont également menacés : étendre le droit d’auteur aux extraits d’articles de presse affectera la diversité des sources depuis lesquelles nous nous informons.

Pouvez-vous appeler tout de suite un député européen ?

Passer à l’action

Notre nouvelle plateforme téléphonique vous mettra en relation avec un député européen, gratuitement et dans la langue de votre choix.

Le plus grave est que cette proposition offrirait encore plus de pouvoir aux grandes entreprises comme les maisons de disques ou les grands éditeurs de presse, ce qui étoufferait la concurrence. Plusieurs amendements sont de véritables cadeaux aux principaux ayants droit, et dans l’ensemble ces amendements ne servent pas nos intérêts.

Vous pouvez facilement imaginer à quel point il sera plus compliqué pour les musiciens, les artistes et les auteurs qui débutent leur carrière de se faire un nom lorsque de grands éditeurs ou de grandes maisons de disques pourront les empêcher de partager le contenu qu’ils autoproduisent.

Il est crucial que nous agissions tous ensemble et sans plus tarder.

Si nous nous faisons suffisamment entendre auprès des députés au cours des prochains jours, ils pourront changer d’avis et ne pas insérer ces dangereuses propositions dans la réforme du droit d’auteur.

Pouvez-vous agir en utilisant notre plateforme téléphonique gratuite, avant qu’il ne soit trop tard ?

Oui, je vais appeler un député pour protéger Internet.

Passer à l’action

Au nom de tout le monde chez Mozilla, merci de nous aider à protéger Internet.

Jon Lloyd
Responsable des campagnes
Mozilla


Traduit par la communauté Mozilla francophone

Soyez multitâche et créatif·ve dans Firefox avec Test Pilot

Side View : tourTest Pilot, le programme d’innovation et de tests en situation de nouvelles fonctionnalités de Firefox, vient de dévoiler deux nouvelles expériences : Color vous donne une moyen simple de personnaliser et partager des thèmes qui modifient l’apparence de Firefox ; Side View vous permet de réaliser deux tâches simultanément en ouvrant une page supplémentaire dans le panneau latéral de Firefox.

Les deux nouvelles expériences – qui nécessitent au moins Firefox Quantum – viennent d’être annoncées :

Nouvelles expériences avec Test Pilot : Firefox Color et Side View

Avant d’intégrer officiellement le navigateur, toutes les nouvelles fonctionnalités de Firefox doivent faire leur preuve et démontrer qu’elles répondent aux attentes des utilisateurs. C’est pour cela que Mozilla a mis au point le programme Test Pilot.

Depuis le lancement de Test Pilot, 16 différentes fonctionnalités ont été mises à l’épreuve. Trois d’entre elles ont passé le test avec succès et sont maintenant intégrées à Firefox : le flux d’activité (Activity Stream), les onglets contextuels (Containers) et la capture d’écran (Firefox Screenshots). Plus de 100 millions de captures d’écran ont été réalisées depuis le lancement de la fonctionnalité ! Mozilla tient à remercier tous les utilisateurs actifs de Firefox qui choisissent de participer au programme Test Pilot.

Cette semaine, l’équipe Test Pilot fait évoluer les fonctionnalités de Firefox en intégrant deux nouvelles extensions qui amélioreront encore l’expérience de navigation et offriront plus d’options de personnalisation aux utilisateur·rice·s.

Voyez la vie en rose (ou toute autre couleur !) avec Firefox Color

Pour les contributeur·rice·s, l’un des avantages du programme Test Pilot est de pouvoir tester des nouveautés en avant-première. Voici une vidéo de l’une de nos extensions préférées, en espérant qu’elle vous donnera envie de l’essayer.

Firefox Color : une expérience Firefox Test Pilot sur YouTube (35 s)

La nouvelle extension Firefox Color permet de personnaliser plusieurs éléments de Firefox, y compris la texture de fond, le texte, les icônes, la barre d’outils et les éléments-clés.

Les changements de couleur s’effectuent de manière automatique et immédiate dans le navigateur, il est donc facile de les mélanger et les assortir jusqu’à trouver la combinaison parfaite.

Il est également possible d’enregistrer et de partager ses créations avec d’autres, ou choisir parmi une variété de thèmes préinstallés.

Avec Side View, comparer devient un jeu d’enfants

Side View est un excellent outil pour comparer ses achats et permettre aux utilisateurs de déterminer facilement les meilleures offres sur les vols ou les appareils électroménagers, sans avoir besoin de passer d’une page à l’autre. L’outil permet également de comparer facilement des actualités ou informations concernant des produits, ce qui est très utile pour rédiger un document de recherche ou corriger des documents, le tout dans une seule fenêtre.

Avec Side View, il est également possible de visualiser deux onglets de navigateurs différents dans le même onglet, au sein d’une même fenêtre de navigation.

Side View peut enregistrer les dernières comparaisons faites, afin d’accéder facilement aux pages fréquemment consultées.

Side View : une expérience Firefox Test Pilot sur YouTube (37 s)

Rejoindre Test Pilot

Le programme Test Pilot est ouvert à tous les utilisateurs de Firefox. Vos retours nous aident à tester et évaluer une multitude de potentielles fonctionnalités. Plus de 100 000 participants contribuent chaque jour à construire le futur de Firefox. Si vous souhaitez les rejoindre, rendez-vous sur testpilot.firefox.com. Les tests sont disponibles dans 48 langues.

Si vous connaissez déjà Test Pilot, vous savez que tous nos projets sont expérimentaux. C’est pourquoi nous faisons en sorte qu’il soit le plus simple possible de faire un commentaire ou désactiver une fonctionnalité à tout moment depuis testpilot.firefox.com.

À vous de jouer !

Focus sur Side View

Les cas d’utilisation sont nombreux pour afficher deux sites côte à côte ou en garder un ouvert pendant que l’on navigue sur d’autres sites grâce aux onglets.

Side View avec YouTube

Side View exploite le panneau latéral de Firefox (comme le faisait déjà l’expérience Notes).

Une fonction méconnue des marque-pages permet de configurer un site pour le charger dans un panneau latéral.

Charger ce marque-page dans un panneau latéral

Des extensions permettent de charger des applications web ou des sites dans le panneau latéral de Firefox. Nous vous en avons présenté un certain nombre dans nos articles d’actualité hebdomadaires.

Side View pousse le principe de l’affichage côte à côte plus loin. Vous avez des points d’entrées multiples dans Firefox :

  • le bouton de l’extension affiche les onglets récents en haut et les autres en dessous ;
  • un item de menu d’actions pour la page (qui peut être dans la barre d’adresse) « Open Side View » ;
  • un item de menu contextuel d’onglet « Open in sidebar » ;
  • un item de menu contextuel de page ;
  • un item de menu contextuel de marque-page ;
  • un item de menu contextuel d’historique ;
  • un item du menu de panneau latéral.

Side View : menu de bouton

Side View affiche la version mobile du site. Elle est plus susceptible d’être adaptée à une zone de visualisation étroite. Vous pouvez cependant basculer vers la version pour ordinateur de bureau (desktop) ou revenir à la version mobile du site depuis le menu du bouton de l’extension.

Side View : panneau latéralComme tout bouton de barre d’outils, il peut d’un clic-droit être épinglé au menu de dépassement ou, avec l’entrée de menu de Firefox « Personnaliser… », être placé du côté du panneau latéral. Oui, parce que vous pouvez ancrer le panneau latéral du côté de la fenêtre que vous préférez (dans le menu de ce panneau).

En tant qu’expérience Test Pilot, Side View n’est pas du tout sûr d’être un jour intégré à Firefox. Il pourrait être publié sous forme d’extension ou même être abandonné. L’équipe de Test Pilot attend des retours d’expérience de la part de ses expérimentateurs. Vous pouvez même faire des rapports de bogues sur GitHub si vous préférez.


Serez-vous plutôt pour un usage du côte à côte pour divers sites ou plutôt pour scotcher un seul site à avoir toujours sous la main (et les yeux) ?

Aller plus loin

Devenez pilote d’essai des nouveautés de Firefox – 1er octobre 2016

Des expériences Test Pilot s’arrêtent, d’autres arrivent – 18 février 2017

2 nouvelles expériences Test Pilot (Send et Notes) – 27 août 2017

En faire plus avec les onglets contextuels – 27 février 2018


De nouvelles expériences Test Pilot – Assistance de Firefox


Mozinet

Notre précédent article sur Test Pilot : Les archives remplacent les pages d’erreur 404 Non trouvées &+

Crédit : l’annonce de Mozilla a été traduite initialement par la section presse de Mozilla.

Sprintez pour Firefox pour Android du 4 au 9 juin

Chaque jour, des millions d’utilisateurs de Firefox demandent de l’aide pour tirer le meilleur parti de leur navigateur préféré. Mais de nos jours, les questions viennent de plus en plus pour Firefox sur Android.

Un appel mondial a été lancé pour aider et pour apporter le même soutien fantastique aux utilisateurs de Firefox mobile dans le cadre du Firefox Support Sprint.

Côté assistance, la communauté Mozilla francophone dispose, en plus de tutoriels pour les différents logiciels de Mozilla, de nombreux points d’accès pour obtenir de l’aide, comme des forums d’entraide appelés Geckozone et des réseaux sociaux avec le hashtag #fxhelp (Twitter, Mastodon, Facebook).

Pour cela, pendant une semaine, du 2 au 9 juin, de nombreux sprints sont prévus en petits groupes, individuellement, à distance… dédiés à 100 % au mobile pour répondre aux milliers d’utilisateurs qui posent des questions, font des remarques, laissent des critiques sur le Play Store Android et qui ne reçoivent pas de réponse dans toutes les langues, dont le français.

À cause de la concomitance avec un autre événement, Mozilla francophone produira son effort à partir du lundi 4 jusqu’à samedi 9 juin.

La participation se fera à distance, c’est à dire de votre canapé ou sur votre smartphone, ou les deux.

Pour faciliter les traitements, un nouvel outil a été développé pour ce sprint afin de permettre à chacun•e d’apporter son aide.

Présentation de l’outil

Vous pouvez découvrir le fonctionnement de l’outil en vidéo (en version originale) avant de l’utiliser.

Vidéo de présentation du nouvel outil – Firefox Support Sprint sur YouTube (6 min 18)

La suite

Alors si vous êtes intéressé·e dès maintenant, vous pouvez vous inscrire sur la page de l’événement sur notre compte Meetup (plus d’infos rapidement).

Bien entendu, il est aussi possible de vous rassembler à plusieurs dans votre ville. Faites-le-nous savoir.

N’attendez pas. Rejoignez-nous !


@hellosct1 et Mozinet

Notre précédent événement : Les Geek Faëries 2018 ce week-end

Rapport de l’ARCEP : la « neutralité des terminaux » et l’internet ouvert

Lire en anglais

Les faits

En février 2018, l’ARCEP (l’Autorité française de régulation des communications électroniques et des postes) a fait paraître un rapport indiquant que les restrictions pesant sur les appareils de type smartphones, tablettes, ordinateurs, etc., les navigateurs et les systèmes d’exploitation (ci-après appelés « terminaux ») pourraient constituer le maillon faible de l’internet ouvert. En mars 2018, le BEREC (l’organe des régulateurs européens des communications électroniques) a, à son tour, publié un rapport portant sur la manière dont ces terminaux peuvent influencer les choix des utilisateurs, signalant l’intérêt, pour les fournisseurs dotés de pouvoir de marché suffisant, à « favoriser une utilisation moins ouverte d’Internet ».

Ni les fabricants d’appareils ni les éditeurs de systèmes d’exploitation et de magasins d’applications ne devraient être en mesure d’abuser de leur position privilégiée de « contrôleurs d’accès » pour fausser la donne à leur bénéfice, notamment en avantageant leurs contenus au détriment de ceux de leurs concurrents. Pourtant, les moyens employés pour ce faire seraient multiples. Le rapport de l’ARCEP en liste quelques-uns : restriction des fonctionnalités de l’appareil et des interfaces de programmation, incitations biaisées à renoncer aux magasins d’applications alternatifs, absence de transparence dans les classements de ces mêmes magasins d’applications… En réaction à ces problématiques, le présent article de blog se propose d’ébaucher quelques principes de base à respecter et de passer en revue les mesures réglementaires envisagées par l’ARCEP afin de remédier au problème.

Dans l’ensemble, nous sommes d’avis que :

  • Toute application doit pouvoir remplacer pleinement une application préinstallée par défaut ;
  • Les utilisateurs doivent être informés des risques liés aux données privées dès lors qu’ils téléchargent des applications provenant de magasins d’applications alternatifs. Afin de permettre aux utilisateurs de choisir librement, toutefois, on privilégiera non pas des avertissements standards génériques, mais des mises en garde spécifiques ;
  • En ce qui concerne le classement des magasins d’applications, une certaine transparence, essentielle au maintien de l’équité parmi les parties prenantes, est de mise. En revanche, une politique de « transparence algorithmique » à tout crin pourrait se révéler néfaste ;
  • En ce qui concerne les services de contenus, l’accès aux fonctionnalités des terminaux ou des interfaces de programmation n’a pas à être soumis à des restrictions imposées par les fournisseurs auxquels elles profitent. L’accès aux contenus alternatifs n’a pas à être limité.

Quel rapport avec la neutralité du Net ?

Le rapport de l’ARCEP précise que le règlement européen sur la neutralité du Net (2015/2020) aurait « négligé » la problématique des terminaux et des restrictions auxquelles ils sont soumis. Si nous saluons l’ouverture par l’ARCEP de cette discussion et nous félicitions de son approche holistique des politiques internet ainsi que des différents acteurs exerçant leur influence sur le choix des utilisateurs et sur l’innovation, nous estimons toutefois que ces sujets dépassent le strict champ d’application de la législation sur la neutralité du Net. En effet, l’appareil juridique qui encadre cette dernière s’intéresse en priorité aux comportements des fournisseurs d’accès à Internet (FAI), lesquels jouissent d’une position privilégiée de contrôleurs d’accès à des contenus et/ou à des informations. En d’autres termes, l’impact des FAI sur le trafic, tout comme leurs pratiques de gestion, échappent entièrement au contrôle des utilisateurs. Des mesures de protection sont donc nécessaires afin d’éviter tout abus de pouvoir. Des principes fondamentaux de la neutralité du Net (tels que le principe dit « de bout-en-bout », ou encore le principe d’engagement de moyens ou « best efforts ») découlent des exigences concrètes, dont notamment la nécessité pour les FAI de traiter toutes les données en ligne sans discrimination, restriction ni interférence d’aucun ordre, et ce quel que soit l’expéditeur, le destinataire, le contenu, le site, la plateforme, l’application, la fonctionnalité, le terminal, le moyen ou la nature de la communication.

Si la présente discussion entre malgré tout en résonance avec la problématique de la neutralité du Net, c’est en raison de l’engagement de l’ARCEP envers le principe d’« innovation sans permission », qui postule que chacun doit pouvoir innover sur Internet sans avoir à en demander la permission à quelque entité ou à quelque autorité que ce soit – fournisseurs de terminaux et éditeurs de systèmes d’exploitation et de magasins d’applications compris. C’est pourquoi nous nous proposons à présent de synthétiser et de décrypter les quatre grands plans d’action que l’ARCEP prévoit de déployer prochainement au niveau national.

Les propositions de l’ARCEP

1. Permettre aux utilisateurs de supprimer les applications préinstallées

La proposition de l’ARCEP : D’après le rapport de l’ARCEP, les utilisateurs devraient pouvoir supprimer les applications préinstallées sur leurs terminaux. En effet, qu’elles aient été configurées par le fabricant de l’appareil ou par l’éditeur de son système d’exploitation, elles risquent de « détourner les utilisateurs de certains contenus et services, en particulier lorsque ces applications sont positionnées sur l’écran d’accueil du terminal ».

Notre avis : Toute application devrait pouvoir remplacer pleinement une application par défaut, ce qui suppose que celle-ci puisse être supprimée. C’est particulièrement vrai pour certaines catégories d’applications, où il importe de pouvoir faire jouer différentes applications en alternance : c’est le cas des plans, des agendas ou des applications de messageries électroniques. Néanmoins, dans le cas où la suppression d’une application préinstallée compromettrait l’intégrité ou la sécurité de l’appareil (cf.par exemple les réglages et préférences système), il est naturel que les fournisseurs bloquent la suppression d’applications préinstallées.

S’appuyant sur ce principe, l’ARCEP cite en exemple les mesures adoptées par le législateur coréen, qui permettent à l’utilisateur de supprimer toutes les applications préinstallées sur son terminal, dès lors que celles-ci ne sont pas essentielles au fonctionnement ou à la sécurité de l’appareil.

2. Permettre une hiérarchisation alternative des contenus et services en ligne proposés dans les magasins d’applications / Vers une transparence accrue dans les classements des magasins d’applications

La proposition de l’ARCEP : Concernant les magasins d’applications, le rapport de l’ARCEP propose la mise en place d’une hiérarchisation alternative des contenus et services. Une proposition certes louable, mais nous préconiserions une approche moins interventionniste (quoique tout aussi efficace) du problème, à savoir : davantage de transparence.

De fait, partant du constat que les règles appliquées par les éditeurs de magasins d’applications lors du processus de validation et de référencement des applications (qu’il s’agisse des délais de validation d’une application ou de règles de nature éditoriale) font l’objet d’une certaine opacité, l’ARCEP souligne l’importance toute particulière de la transparence des référencements et classements. Le régulateur note qu’une politique de transparence inciterait les magasins « à une certaine forme de loyauté à l’égard des développeurs d’applications, au bénéfice de l’ouverture d’Internet. »

Notre avis : Sans un certain degré de transparence dans les classements et référencements des contenus en ligne, les conditions de concurrence sont inévitablement inégales. Faute de remédier à la situation, les magasins d’applications continueront de profiter de leur position privilégiée pour mettre en avant leurs contenus au détriment de celui de leurs concurrents.

Les deux principaux magasins d’applications communiquent ouvertement sur leurs politiques de classements ainsi que sur les critères généraux sur lesquels elles se fondent. Ainsi, le Google Play Store affirme que les « applications sont classées en fonction d’une combinaison de facteurs : notations, comptes rendus d’utilisateurs, nombre de téléchargements, et autres », mais précise que le poids et la valeur relatifs attribués à ces critères « sont une propriété exclusive de l’algorithme de recherche Google ». Par opposition, l’Apple App Store révèle que sa politique de classement s’articule autour de deux critères principaux : d’une part, la « pertinence textuelle », soit les noms d’applications, les mots-clés, les catégories principales (ainsi que les astuces permettant l’optimisation de ces mêmes éléments), et de l’autre, « le comportement des utilisateurs », une notion recouvrant, entre autres, les téléchargements et le nombre et la qualité des classements et comptes rendus d’utilisateurs.

Ces révélations ont le mérite de fournir aux développeurs ainsi qu’au grand public une unité de référence leur permettant de demander des comptes aux magasins d’applications, une sorte de mesure étalon les autorisant à dénoncer tout traitement préférentiel accordé à des applications qui ne soit pas justifié par les critères avancés.

Au-delà de ces critères généraux, le rapport de l’ARCEP se penche également sur les algorithmes de recherche et de classement exclusifs, qu’il qualifie non sans une certaine inquiétude de « boîtes noires ». Nous jugeons pour notre part préférable, dans le contexte précis des décisions présidant à l’élaboration de ces algorithmes, de viser non pas la transparence, mais l’équité dans le traitement des contenus. Si l’on peut aspirer en théorie à la transparence absolue, en pratique, ce genre de politique se révèle souvent difficile à mettre en œuvre, et, en outre, moins utile que prévu à la compréhension et à la résolution des problèmes identifiés.

Ce point nous permet d’élargir le débat à la question de la visibilité des contenus sur les moteurs de recherche et de son optimisation au service des utilisateurs. Dans le cadre du travail de Mozilla sur Equal Rating, nous encourageons vivement les magasins d’applications à céder davantage de contrôle aux utilisateurs en ce qui concerne l’affichage de l’information, et ce dans le but de favoriser l’émergence des contenus localement pertinents : ce genre de pratiques conduit notoirement les internautes à prendre conscience de la valeur d’Internet en tant que service payant. Autant de pistes prometteuses à creuser.

3. Permettre aux utilisateurs d’accéder sereinement aux applications proposées par des magasins d’applications alternatifs, dès lors qu’ils sont jugés fiables

La proposition de l’ARCEP : D’après le rapport, il faudrait permettre aux utilisateurs d’accéder sereinement aux applications proposées par des magasins d’applications alternatifs. L’ARCEP défend la création de « conditions favorables à l’émergence d’une concurrence effective » parmi les éditeurs de magasins d’applications. Tout en reconnaissant que ceux-ci « jouent indéniablement un rôle crucial en matière de sécurité », il précise: « cela n’empêche pas que des magasins tiers pourraient assurer les mêmes prérogatives ». Au titre de barrière à l’entrée, l’ARCEP cite l’exemple de F-Droid, un magasin d’application en open source qu’on ne peut installer qu’après avoir activé un paramètre avancé et été averti qu’une application provenant d’un magasin tiers sur Android pouvait être néfaste.

Notre avis : Par principe, les utilisateurs devraient être informés des risques qu’ils encourent et en mesure d’opérer des choix significatifs. Or, en pratique, pour accéder aux magasins d’applications alternatifs, les utilisateurs se heurtent à des obstacles de taille. En règle générale, nous considérons que les utilisateurs, en tant que propriétaires de leurs appareils, doivent être libres d’y installer les applications et services de leur choix. Cependant, force est de constater que de nombreux magasins d’applications alternatifs contiennent effectivement des quantités non négligeables de programmes malveillants, légitimant la défiance des fabricants d’appareils et éditeurs de systèmes d’exploitation. Réduire les mises en garde de sécurité nous semble donc dangereux. Les utilisateurs doivent être avertis des risques de sécurité auxquels ils s’exposent. Notons que ces avertissements mériteraient de gagner en précision et en spécificité. Par exemple, une application issue d’un magasin d’application alternative ayant fait ses preuves par ailleurs pourrait se voir attribuer une mise en garde modérée. Les mises en garde générales portant sur l’ensemble d’un magasin d’applications (ex. : « Toutes les applications proposées par F-Droid représentent une menace potentielle ») sont d’une utilité limitée pour l’utilisateur.

Enfin, notons qu’en conférant à une entité extérieure le pouvoir de déterminer la fiabilité d’une application ou d’un magasin d’applications, on risque d’introduire dans l’écosystème d’Internet un nouveau contrôleur d’accès aux motivations complexes.

4. Permettre à tous les développeurs de contenus et services d’accéder aux mêmes fonctionnalités des équipements

La proposition de l’ARCEP : D’après l’ARCEP, les fournisseurs de terminaux et éditeurs de systèmes d’exploitation ne devraient pas empêcher des éditeurs d’applications d’accéder aux fonctionnalités nécessaires à la pleine exécution de leurs services « sans justification de nature autre que commerciale ». En plus des fonctionnalités telles que les appels, l’accès au répertoire ou encore l’accès à la messagerie, l’ARCEP propose qu’il soit à l’avenir impossible de « limiter à certains fournisseurs de contenus et services l’accès à une ou plusieurs API, et notamment d’appliquer des conditions tarifaires d’accès différentes selon les fournisseurs de contenus et services, sans justification de nature autre que commerciale. » Le rapport cite l’exemple de Google, qui ne pourrait plus se réserver l’utilisation de ses API d’accès aux « composants physiques de géolocalisation » ; un acteur comme Open Street Map pourrait également en bénéficier.

Notre avis : Les fournisseurs d’équipement et de systèmes d’exploitation ne devraient pas abuser de leur position privilégiée pour limiter injustement l’accès à certaines fonctionnalités d’appareils et d’API. Sur le principe, nous approuvons donc la proposition faite par l’ARCEP de lever ces restrictions d’ordre commercial (biais en faveur de contenu affilié, exclusion des services proposés par la concurrence). En revanche, en ce qui concerne les fonctionnalités essentielles, telles que l’accès au noyau, elles peuvent légitimement faire l’objet de restrictions dans la mesure où la sécurité et la protection des données privées sont en jeu.

Comme dans le cadre de la protection des données, il s’agirait donc ici d’appliquer les principes de limitation de la collecte, de limitation de la finalité, de minimisation des données et du respect de la vie privée dès la conception. Ne collecter que le nécessaire et n’utiliser les données et autorisations qu’aux fins spécifiquement liées au service proposé à l’utilisateur, tel serait le mot d’ordre à respecter dans le cadre de l’ouverture aux développeurs d’applications tiers des divers accès évoqués ci-dessus.

Conclusion

Bien que la présente problématique s’inscrive en dehors du strict cadre de la régulation sur la neutralité du Net, il importe que les régulateurs soient sensibilisés au risque, pour les fournisseurs de terminaux et les éditeurs de systèmes d’exploitation, d’abuser de leur pouvoir de contrôleurs d’accès aux services et contenus en ligne. Le rapport de l’ARCEP, qui atteste un fort engagement envers l’internet ouvert, constitue en ce sens une première étape encourageante.

–– Amba Uttara Kak et Jochai Ben-Avie


Adaptation du PDF de Mozilla en français

Les Geek Faëries 2018 ce week-end

Geek faeries 2018 L’année dernière, nous participions pour la première fois au festival identitaire dédié à la culture internet et geek et aux mondes de l’imaginaire appelé les Geek Faëries.

Nous serons de nouveaux présents à l’édition 2018, qui se déroulera du 1er au 3 juin prochain au Château de Selles-sur-Cher (Loir-et-Cher).


Ce 9ᵉ numéro proposera de nombreux thèmes qui ont fait le succès comme ses décors épiques, ses musiques, ses animations, ses cosplays, ses conférences, ses séances de dédicaces, ses projections, ses jeux de rôles et de plateau, ses concerts… et aussi des surprises.

Geek faeries 2018

Par ailleurs, Mozilla aura un stand dans le village du Libre. Nous serons entourés de Framasoft, de l’Agenda du Libre, de La Quadrature du Net, de l’April, d’Exodus Privacy, d’Ubuntu francophone, de Korben et de beaucoup d’autres amis du Libre.

Nous vous dévoilons en vidéo quelques têtes d’affiche qui effectueront le déplacement :

Vidéo des participants - Geek Faëries sur YouTube (27 secondes) sur YouTube

Vous retrouverez toutes ces personnes dans la programmation de l’événement sur le site de GeekFaëries, avec en particulier le programme du village du Libre avec la participation de nos Mozilliens :

  • samedi 2 juin : La réalité virtuelle (VR) à l’assaut du Web par Christophe Villeneuve et Roman Miletitch
  • dimanche 3 juin : Habillez votre navigateur avec les nouvelles WebExtensions de Firefox par Christophe Villeneuve

Geek faeries 2018

Enfin, la cour du château rassemblera de nombreux villages, qui chacun proposeront des animations que vous pourrez découvrir.

Nous avons prévu plusieurs démonstrations dans le village du Libre et sur notre stand.

  • Protéger sa vie privée avec les onglets contextuels
  • Venez tester et apprendre la réalité virtuelle (VR) grandeur nature

Enfin

Alors vous savez ce qu’il vous reste à faire ?

N’oubliez pas de lire sur le site toutes les annonces qui couvrent l’ensemble du week-end, nuit comprise avec son ambiance hors du commun.


@hellosct1

Crédit illustrations : photos de Christophe Villeneuve transférée dans le domaine public.

Notre précédent événement : Retour hackathon “vie privée et thèmes” – avril 2018

13 choses à savoir sur le RGPD

M.J. Kelly, le 23 mai 2018

Votre boîte de réception s’est-elle remplie de courriels de mise à jour de politiques de confidentialité ? On dirait que tous les services, applis ou abonnements auxquels j’ai souscrit (y compris quelques-uns que j’avais oubliés) m’en envoient. Et la raison en est que ce vendredi 25 mai 2018, une nouvelle législation entre en vigueur en Europe : le règlement général sur la protection des données ou « RGPD ». Si vous ne savez pas ce que cela signifie ou comment il va vous affecter, lisez ce qui suit.

œil

1. Le règlement général sur la protection des données donne à l’Union européenne le pouvoir de tenir les entreprises et organisations responsables de la manière dont elles collectent et traitent les données personnelles – vos données.

Les entreprises et organisations ont eu deux ans pour se préparer. Cela n’est pas une attaque furtive des institutions européennes. Le RGPD a été publié en mai 2016, donnant à toute personne qui collecte des données personnelles de clientèle suffisamment de temps pour se préparer.

2. Même s’il est parti de l’Europe, le RGPD affecte le monde entier.

Si vous vivez hors d’Europe, vous vous demandez sûrement ce que la législation européenne a à voir avec vous. Grâce à ce que l’on appelle le « champ d’application territorial », toute organisation qui traite des données des données de résidents de l’UE doit se conformer au RGPD pour ces personnes, ce qui a des répercussions sur des organisations mondiales comme Apple et Facebook. Même si ces règles ne sont pas strictement obligatoires, certaines organisations adoptent une approche fondée sur des principes (et peut-être plus facile) et proposent le même ensemble de contrôles et de protections aux résidents non UE.

3. Ça remplit votre boîte de réception.

Nous avons tous et toutes été bombardés de courriels à propos de politiques de confidentialité et de conditions d’utilisation du service mises à jour. Ce n’est (en grande partie) pas une retombée du scandale Cambridge Analytica, mais c’est parce que les entreprises mettent leurs politiques et pratiques en conformité avec le RGPD. Bonus : tous ces courriels sont des indices vous permettant de vous déconnecter de services que vous auriez oubliés.

4. Vous disposez déjà du contrôle de votre vie privée dans Firefox, Firefox Focus, Pocket et tous nos produits.

L’engagement envers la vie privée est profondément implanté au sein de notre organisation et de ses employés. Depuis notre création, Mozilla a toujours défendu et mis en pratique un ensemble de principes de protection des données personnelles qui sont au cœur des lois sur la protection de la vie privée telles que le RGPD. En plus, nous avons appliqué ces principes pas seulement en Europe, mais à tous nos utilisateurs dans le monde entier. Nous avons l’impression que le reste du monde rattrape son retard. Lisez l’histoire complète de nos processus internes et de nos documents de politique.

5. Protection des données dès la conception et protection des données par défaut.

Les organisations collectant ou utilisant des données personnelles devront tenir compte de la confidentialité tout au long du cycle de vie des produits et services. Cela signifie qu’à partir du jour où les équipes commencent à concevoir un produit, un service ou une fonctionnalité, la confidentialité doit être en tête des priorités. Cela signifie aussi que les paramètres initiaux de l’application et du service seront réglés par défaut en faveur de la protection de la vie privée afin de se conformer au RGPD. Ce sera alors votre choix de les modifier ou de les activer comme vous le souhaitez.

6. Les politiques et les conditions d’utilisation devront être plus faciles à comprendre.

Le RGPD exige que les politiques de confidentialité soient rédigées dans un langage clair afin que vous puissiez mieux comprendre ce à quoi vous consentez. C’est le bon moment pour consulter à nouveau les politiques de confidentialité et celles relatives aux données des services que vous utilisez, et mettre à jour vos paramètres. En voici quelques-unes pour vous lancer :

Apple
Facebook, Messenger et Instagram
– Google : mises à jour : règles de confidentialité ; votre compte
LinkedIn
Microsoft
My Fitness Pal
Snap
Twitter

7. Vous avez le droit d’emporter vos données avec vous dans un autre service.

Ce principe de « portabilité des données » signifie que vous 1) avez une visibilité sur les données recueillies par une organisation à votre sujet, 2) pouvez transférer ces données vers un fournisseur de service (tel qu’un concurrent) sans perdre l’historique de données que vous avez accumulé et 3) êtes plus proche d’être le gardien et le bénéficiaire de vos propres données. La façon dont cela va se passer n’est pas encore totalement claire.

8. Vous avez le droit à l’oubli.

En plus d’avoir le droit à vos données, vous avez aussi le droit d’exiger leur effacement.

9. Les violations de données seront signalées beaucoup plus rapidement aux régulateurs.

Le RGPD dispose d’une « règle des 72 heures » qui prévoit que les contrôleurs doivent signaler une violation à son autorité de contrôle dans les 3 jours après en avoir eu connaissance. En théorie, vous devriez également la découvrir plus rapidement quand il y a des risques élevés pour vos « droits et libertés » tels que définis par la règle des 72 heures.

10. Les violations coûteront très cher.

Vraiment très cher. Autrefois, les peines pour collecte et gestion de données illégales étaient assez faibles au point qu’il fût parfois plus rentable pour les grands acteurs de payer les amendes. Désormais, « les organisations qui violent le RGPD feront l’objet d’amendes jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial ou 20 millions d’euros (le montant le plus élevé étant retenu) ». Bien qu’il ne soit pas clair de ce que serait une violation « importante », voici une démonstration de comment une amende serait calculée pour Alphabet, la holding qui possède Google. Alphabet a fait 110 milliards de dollars US en 2017, donc une violation importante du RGPD pourrait conduire à une amende gigantesque de 4,4 milliards de dollars (!!!).

11. Ce qui est bon pour les utilisateurs est également bon pour les affaires.

Stocker des données personnelles n’est pas sans risque (voir le point 9). Des pratiques de données et de sécurité plus fortes réduisent les risques associés à la collecte et au traitement des données tant pour les utilisateurs que pour les organisations. Ce n’est pas négligeable : en 2015, les violations de données ont coûté en moyenne 3,79 millions de dollars US par entreprise touchée, sans parler de la perte de confiance des clients et des retombées en termes de relations publiques.

12. Moins de données, plus de confiance.

C’est triste mais vrai que certaines organisations ne savent même pas quelles données elles ont ou bien où elles sont stockées, et le RGPD encourage les organisations à réfléchir à deux fois à la quantité de données qu’elles collectent. De plus, elles doivent justifier de leurs objectifs de collecte. Chez Mozilla, nous mettons ces principes en pratique et plaidons pour que les entreprises adoptent des pratiques de données allégées. Le RGPD représente une opportunité pour davantage d’entreprises d’être leaders en matières en matière de collecte de données personnelles en choisissant de ne recueillir que ce qui est nécessaire pour fournir un produit ou un service, plutôt que de lancer le filet le plus vaste possible.

13. Le RGPD est un plancher, pas un plafond.

Mozilla souhaite que les utilisateurs disposent de contrôles et qu’il existe des paramètres de confidentialité adaptés aux attentes des utilisateurs. Le RGPD fournit un ensemble de règles de base qui aide à jeter les bases d’approches plus éthiques pour la collecte et le traitement des données. C’est un pas dans la bonne direction, mais le diable se cachera dans les détails pour la plupart des organisations. Les nouveaux contrôles en matière de vie privée qui même conforment techniquement au RGPD n’aideront pas s’ils sont trop difficiles à utiliser ou si les organisations ne sont pas engagées en faveur des principes sous-jacents qui ont façonné ce règlement. Néanmoins, nous apprécions le fait qu’il encouragera une culture de vie privée responsable, permettant à l’individu d’avoir le contrôle et le choix de son expérience en ligne, quelque chose que Mozilla défend depuis ses débuts. ◼


Aller plus loin

Le site Next INpact a publié une série d’articles en accès libre expliquant le RGPD :


Traduction et relecture : Mozinet, fwhcat et anonymes

NB : il y a 2 ans nous publiions déjà une traduction de Mozilla sur l’application du RGPD.

Bon RGPDday !

L'audition de Mark Zuckerberg devant le Parlement européen doit être publique

Web Nous avons progressé en matière de protection de la vie privée par le réseau omniscient mondial, mais il y a loin de la coupe aux lèvres avec Facebook. Cette semaine, Mozilla vous demande de faire pression sur Facebook pour que les espoirs nés des annonces récentes ne soient pas douchés. Nous vous reproduisons les courriels envoyés aux personnes inscrites à la lettre de Mozilla :

Bonjour,

La nouvelle vient de tomber, Mark Zuckerberg va se rendre au Parlement européen pour répondre à des questions. Le problème ? Cette audience se tiendra à huis clos.

Pouvez-vous signer notre pétition pour demander à la Conférence des Présidents de l’Union européenne de rendre cette rencontre publique, afin que n’importe quel citoyen et les médias puissent prendre part à ces importantes conversations qui porteront sur les mesures prises par Facebook pour protéger les données des consommateurs ?

Le fait même que Mark Zuckerberg se rende au Parlement européen montre que nous progressons et que nos voix sont entendues. Mobilisons-nous et faisons pression pour que la réunion soit rendue publique afin qu’ensemble, nous puissions faire en sorte que Facebook tienne ses promesses en ce qui concerne nos données personnelles.

Pouvez-vous signer la pétition ?

Signer la pétition

Merci de votre engagement !

Ashley Boyd
Mozilla


Bonjour,

Facebook vient d’annoncer une nouvelle fonctionnalité pour « Effacer l’historique » qui permet aux utilisateurs de demander à ce que leurs données de navigation entre les sites ne soient pas utilisées pour du ciblage, que ce soit pour des publicités ou des posts sur le réseau social. Cette fonctionnalité vous permettra également de supprimer ces données de votre profil.

Il s’agit d’un changement majeur pour Facebook.

Des dizaines de milliers de personnes au sein de notre communauté ont appelé Facebook à arrêter le pistage entre les sites à des fins publicitaires, c’est-à-dire utiliser vos habitudes de navigation sur d’autres sites pour vous afficher des publicités. Ce fut un tel tollé que Mark Zuckerberg s’est vu poser plusieurs questions sur le pistage entre les sites lors des audiences devant le Congrès américain le mois dernier.

Le fait que Facebook opère ce changement est un bon signe.

Cependant Facebook a une fâcheuse tendance à ne pas tenir ses promesses en matière de protection de la vie privée de ses utilisateurs et nous sommes curieux de voir comment cette fonctionnalité sera réellement conçue et mise en œuvre dans leur système.

Je pense sincèrement que cette option pour effacer l’historique est un pas dans la bonne direction, mais nous devons continuer à faire pression pour s’assurer que Facebook donne à ses utilisateurs le contrôle nécessaire sur la collecte et l’utilisation de leurs données.

Pouvez-vous partager notre pétition (oui, même sur Facebook !) qui demande à Facebook de ne plus pister les utilisateurs par défaut lorsqu’ils naviguent sur le Web ?

Signer la pétition

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Le pistage entre les sites donne souvent lieu à une collecte de données sans faire preuve de grande transparence auprès des utilisateurs. C’est un problème qui ne concerne pas que Facebook, mais si nous pouvons pousser Facebook à changer, nous pensons que d’autres grandes plateformes suivront le mouvement.

Ce n’est certainement pas une bonne chose lorsque des plateformes pistent leurs utilisateurs à leur insu et les surprennent en affichant des publicités qui correspondent à leurs habitudes.

Nous demandons à Facebook de proposer l’effacement de l’historique à l’ensemble de ses utilisateurs et de ne plus recourir par défaut au pistage entre les sites pour monétiser leurs utilisateurs.

Pouvez-vous partager notre pétition pour continuer à faire pression ?

Merci beaucoup !

Ashley Boyd
Mozilla

P.S. Les changements de cette envergure sont uniquement possibles grâce à des personnes comme vous. Nous souhaitons que ces options ne soient plus des exceptions, mais deviennent la norme sur les différentes plateformes, les navigateurs et partout sur Internet. Si vous souhaitez voir d’autres bonnes nouvelles comme celle-ci à l’avenir, pouvez-vous faire un don ? Tout don, même modeste, peut vraiment changer la donne !